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Claire Castillon

  Je n’avais jusqu’à maintenant lu qu’un seul livre d’elle. Mais, curieusement, il y a quelque chose dans son nom qui m’attire. Les noms ont un pouvoir je crois. Ils sont une petite musique de fond qui nous accompagne toute notre vie et qui façonne notre personnalité. Se prénommer Claire c'est dégager une lumière, une clarté, une transparence. Mais un Castillon ou petit château protège, met à l'abri. Et c'est cela que dégage Claire Castillon, une clarté diaphane et en même temps une force intérieure.  Je n’ai pas été déçue après sa rencontre dédicace le mois dernier, à la Médiathèque. Même si j’aurais aimé aller plus loin dans la discussion avec elle. Elle qui écrit aussi un carnet de bord destiné à sa fille. Mais je n’ai pas osé. Pas osé la forcer à se dévoiler un peu plus, à nous donner des morceaux choisis de son quotidien d 'auteur, sa morning routine comme dirait les influenceuses.  Claire a du mal à parler d’elle. Elle ne s’explique pas les raisons qui la poussent...

On aura tout bu

ç a a la couleur du lait, ça a l'odeur du lait mais c'est pas du lait!Ou  plutôt si! c'est du lait de vache, sans la vache! Du lait synthétique! Une invention de nos cousins canadiens et celle là, franchement, ils auraient pu la laisser croupir au fond de la marmite.  La raison invoquée: réduire la production de méthane et améliorer le bien-être animal! Et le bien-être de l'éleveur qui va perdre son activité? Et le devenir de la santé de nos petits enfants? Et l'inflation des dépenses de la ménagère? Et le risque sanitaire quand la salubrité dépendra entièrement de machines programmées par des mains pas toujours bien intentionnées ? On s'en beurre la raie comme disait ma grand-mère ! On s'en bat les c. comme disait mon grand-père!  On se souvient du scandale du lait chinois pour bébé, infecté de mélanine, en 2008 (la mélanine permettait de multiplier les protéines du lait à l'envi). Cette info glissée dans les journaux télévisés, entre deux résultats spo...

A l'école des chiens

  J'ai testé l'école des chiens avec Ultime. Mon adorable Golden Retriever déborde d'une affection si explosive parfois que ses 30kg de muscles peuvent se transformer en bombe animale! Le premier jour j'arrive avec beaucoup d'avance au centre d'éducation canine, près de Montpellier(toujours ce syndrome du premier rendez-vous à ne pas rater!)L'éducatrice canine, Heloïse, est une jeune femme frêle et douce. Pas du tout le genre Rambo. Il ne lui faut que quelques minutes pour comprendre comment Ultime peut arrêter de tirer sur sa laisse. Un licol et beaucoup de croquettes!   Après une première heure de cours particulier, je retrouve une dizaine de propriétaires de chiens. Toutes des femmes. Sans doute parce que notre féminitude nous pousse à adopter des méthodes éducatives douces pour nos chiens. Elles viennent de partout en France. Il n'y a pas deux chiens de la même race. Vahia, Bianco, Gaïa et Ultime marchent en ligne, s'arrêtent au signal de l'é...

Bob is dead

Il a attendu la fin de l'été pour tomber. Comme une feuille. Pas étonnant pour cet ardent défenseur de la nature dans tous ses états. Robert Redford, star hollywoodienne, réalisateur oscarisé, embrasseur de Fonda, Streisand, Streep, militant écologiste écouté par les Hautes Autorités internationales, s'est éteint à l'âge de 87 ans.  Son sourire étincelant Ultra Brite a irradié les grands écrans des années 70/80/90. Les plus grandes actrices se sont noyées dans ses yeux bleu océan. Et quand il lave les cheveux de Meryl Streep dans "Out of Africa"on assiste à l'une des scènes les plus glamour que le cinéma américain a pu produire. On le voit murmurer à l'oreille d'un cheval et on regrette aussitôt de ne pas avoir pris des cours d'équitation plutôt que de danse classique! Avec ses mèches blondes et son bronzage permanent, il a symbolisé l'américain way of life de Californie. Mais sous la peau dorée se cachait un militant engagé politiquement. Il s...

A corps et à cri

En noir. En couleur. Discrets au creux du poignet ou à la naissance d'un sein. Etalés sur tout le corps jusqu'à la pointe du crâne, les tatouages ne sont plus la marque provocatrice des bad boys mais le langage universel de notre époque.  On se tatoue pour dire qu'on est unique, qu'on est différent, qu'on défie les conventions même si on finit par devenir un mouton de Panurge puisqu'aujourd'hui en France, une personne sur cinq est tatouée! Mais qu'importe! On pense ainsi crier aux autres qui on est. On pense être à la pointe de la mode alors que les plus anciens tatouages datent de 5300 ans. Ils avaient, parait-il, des vertus thérapeutiques et curatives. Ils correspondaient à des points d'acuponcture et se situaient souvent au niveau des articulations. Le tatouage pour soulager l'arthrose? Possible.  Il est très vite devenu un marqueur social. Réservé en son temps à une élite, il devint la preuve que le pèlerin avait atteint le bout du chemin, qu...

Violette

 A 23 ans elle est devenue en février dernier le plus jeune skipper à boucler en solitaire un tour du monde à la voile, sans assistance, lors du Vendée Globe, course mythique et exigeante.  Violette Dorange, avec son nom qui sent bon la terre, est devenue l'idole des gens de mer et des autres. Désarmante de spontanéité, de fraîcheur, de sincérité, elle s'est frottée aux plus grands marins du monde et a terminé 25è sur 40 skippers. Elle souriait tout le temps, riait de tout comme une enfant qu'elle est encore, s'étonnait de ce qui lui arrivait. Elle est devenue la coqueluche des réseaux sociaux et des médias. On l'a vue comme un symbole d'une jeunesse qui croit en ses rêves. On l'a hissée comme modèle pour nos petits-enfants désoeuvrés. On l'a rêvée notre fille, notre petite-fille, notre nièce, la copine de notre garçon! Elle nous a émus aux larmes quand elle est arrivée dans le chenal des Sables d'Olonne, après 90 jours de solitude en mer, de galères...

Les cabanes à livres

  Cela fait une dizaine d'années qu'on les voit jalonner les villes et les villages. Anciennes cabines de bain en bord de mer, cabines téléphoniques délaissées à cause des téléphones portables, armoires sur pilotis, vieux abribus réhabilités, cabanes de jardin ... ces petites bibliothèques appellent les passants à la lecture. Le principe est simple. On dépose un livre, on en prend un en échange et on fait tourner  ainsi les ouvrages. Le choix este éclectique. Simone de Beauvoir, grande figure du féminisme, côtoie Laurence Pernoud qui, dans les années 1980, nous apprenait à élever un enfant dans un guide vendu à des millions d'exemplaires. OSS 117 rivalise sur les étagères avec San Antonio . Un recueil scolaire se perd dans une ribambelle de petits livres verts, les mêmes que ceux qui m'ont donné le goût de la lecture quand j'étais enfant.  C'est l'idée de ces bibliothèques gratuites. Redonner aux gens l'envie de lire. Le paradoxe est là. Les lecteurs se ...